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Testé d’abord en simulation puis en laboratoire et enfin sur le terrain

Antti Korolainen et Harri Pietiläinen testent un tracteur dans un laboratoire. Le tracteur tourne, fixé sur un banc d’essai dans le laboratoire, tandis que les ingénieurs examinent les résultats derrière une vitre.

Le monde change, les tracteurs changent et le développement des tracteurs évolue également grâce à la technologie. Les nouveaux tracteurs et leurs composants sont de plus en plus testés dans des simulateurs. Les simulations ne remplacent pas les tests en laboratoire ou sur le terrain, mais elles viennent apporter leur contribution. Les tracteurs testés dans des simulateurs sont beaucoup mieux préparés à entrer dans le laboratoire ou à aller sur le terrain.

Le laboratoire de développement produits à Suolahti est un lieu qui rappelle l’atelier du scientifique Q dans les films de James Bond. Vous pouvez y découvrir l’évolution de la technologie des tracteurs dans cinq ans et au-delà. Le centre de développement produits comprend notamment un studio de conception, des bancs de freinage, une chambre semi-sourde, une chambre grand froid, des chambres d’essai au brouillard salin, des bancs de vibrations, de grandes imprimantes 3D, et un hydropulseur pouvant même partager un tracteur en deux. Un hydropulseur est généralement utilisé par exemple pour la flexion à haute puissance, d’un châssis de tracteur ou d’un relevage.

« La part des simulations ne cesse de croître et nous sommes pratiquement à la pointe des développements dans ce domaine. Les essais virtuels nous permettent de tester un nouveau tracteur ou ses composants, bien avant même le premier prototype. Lorsque le même test est effectué par exemple sur de véritables transmissions, moteurs ou cabines, nous utilisons les résultats des tests virtuels pour améliorer et affiner la simulation », explique Henry Palonen, responsable du développement des produits.

Les tests virtuels offrent également beaucoup plus de répétitions que les tests en situation réelle. Le cycle de test est beaucoup plus rapide que, par exemple, la planification d’une modification d’un certain module, la commande des pièces, l’assemblage, l’exécution des tests et les ajustements ultérieurs en fonction des résultats des tests. Avec les prototypes, cela prendrait des mois voire une année alors que quelques semaines ou quelques jours suffisent pour les tests virtuels.

La part des simulations a augmenté. Sur la photo, une simulation de la résistance à la torsion du châssis de la cabine.

Des tests en parallèle, et non séquentiels

Le test de modules individuels est également plus efficace que le test du tracteur complet. Par exemple, le moteur, la transmission et la cabine peuvent être testés en même temps virtuellement et en laboratoire. Si tous ces éléments étaient montés sur un prototype de tracteur, il faudrait attendre par exemple que les tests de la transmission soient terminés pour tester le moteur. Mais, l’ensemble doit également être testé méticuleusement.

« Cependant, on ne peut pas affirmer que le processus de développement des produits se soit accéléré, car les tracteurs sont devenus dans le même temps plus complexes. Aujourd’hui, nous pouvons tester simultanément plus de choses qu’auparavant ».

Une étroite collaboration s’est établie avec les 29 autres centres de développement de produits d’AGCO. Au total, AGCO emploie 2 500 personnes dans le développement de produits, dont près de 200 qui travaillent à Suolahti. De plus, des centaines de personnes travaillent sur des projets de développement de produits liés à Valtra, par exemple dans les bureaux d’études et chez les sous-traitants.

« Le centre de développement produits à Suolahti a la capacité de concevoir l’ensemble du tracteur du début à la fin. Cependant, chaque tracteur Valtra comporte aussi des pièces conçues ailleurs et d’autres tracteurs AGCO sont équipés de pièces que nous concevons nous-mêmes.

Un nouveau studio de conception et une salle d’essai dite « quatre saisons » seront bientôt construits au centre de développement produits à Suolahti. Alors que l’ancien laboratoire ne pouvait simuler que le gel et ne maintenait pas une température constante lorsqu’un puissant tracteur était en marche, le nouveau laboratoire permettra non seulement de maintenir une température constante, mais aussi de créer l’humidité et le vent souhaités. •

Le designer industriel Henri Hokkanen lime un modèle de conception d’accoudoir en plastique. Le studio de design utilise beaucoup de plastique, de bois et de pièces imprimées en 3D pour réaliser des modèles visuels de futurs tracteurs ou par exemple de cabines.

Jan-Erik test un tracteuur sur la ligne d’essaie. Les résultats seront utilisés pour le développement du tracteur et du simulateur.