À Lestre, dans la Manche, l’entreprise Satmar est spécialisée dans la production de naissains de coquillages, notamment la palourde et les huîtres. Cette activité implique de nombreuses manipulations en mer. Pour garantir l’efficacité des opérations, Julien, responsable du site, mise sur des tracteurs fiables et opérationnels et sur un service après-vente irréprochable.
En France, une huître sur quatre provient des bassins de la Satmar. Cette entreprise se distingue par sa spécialisation dans le pré-grossissement d’huîtres, principalement triploïdes, reconnues pour leur robustesse, leur chair abondante et leur croissance rapide. Durant six à douze mois, la Satmar les élève jusqu’à une taille intermédiaire, comprise entre 12 et 25 mm, avant de les vendre à d’autres ostréiculteurs pour l’affinage et la commercialisation.
Le pré-grossissement, levier de performance ostréicole
La Satmar détient plusieurs sites en France. Dès que les jeunes huîtres atteignent la taille de 6 mm, elles sont transférées des écloseries aux nurseries afin d’être mises en poches de 5 kg. Sur les 10 hectares du site de Lestre, 50 000 à 60 000 poches sont ainsi fixées sur des tables ostréicoles dans des parcs de pré-grossissement en mer. Les conditions sont favorables à la croissance des huîtres. « Cette étape, qui se caractérise par un faible taux de mortalité, évite le recours au captage naturel et l’utilisation d’un collecteur, explique Julien, responsable du site de Lestre, dans la Manche. Elle permet aux ostréiculteurs d’économiser de la main-d’œuvre et de gagner un à deux ans sur le cycle d’élevage, les huîtres étant pré-grossies. »
À Lestre, une dizaine de personnes travaillent en deux équipes, selon le rythme des marées. « L’été, il est essentiel de retourner les poches trois fois, idéalement quatre, pour éviter que les petites huîtres ne s’accrochent à l’intérieur des mailles, explique Julien. Ce brassage favorise une belle forme ronde, régulière et coffrée et évite le développement d’algues qui empêchent le passage de l’eau, essentielle à leur alimentation. »
Protéger le matériel de l’air marin
Les équipements nécessaires au métier restent limités : une empocheuse, une ensacheuse et deux cribles. Pour le transport des poches en mer, l’entreprise dispose de remorques plateaux capable chacune de charrier jusqu’à 1 000 poches, soit environ cinq tonnes. « Cette opération requiert une puissance de traction modérée, d’où notre investissement dans deux tracteurs Valtra Série A 85, indique Julien. Nous voulions un modèle simple, avec une boîte mécanique et peu d’électronique car l’eau salée abîme très facilement le matériel. » Pour limiter la corrosion, les jantes ont été sablées et métallisées tandis que le châssis a été traité contre la rouille au Rustol. Tous les trois mois, les plastiques et la carrosserie sont également pulvérisés avec un produit anti-corrosion. Pour plus de confort, notamment lors des interventions nocturnes, les phares ont été équipés en option de LED. « Les marées nous imposant de travailler de nuit, il nous faut une bonne luminosité pour nous repérer dans les parcs. C’est indispensable et sécuritaire, surtout en l’absence de système GPS », souligne Julien. L’un des deux tracteurs est également équipé d’un chargeur frontal pour déplacer les tables ostréicoles en mer, qui peuvent parfois être chahutées par les vagues.
Être opérationnel quoi qu’il arrive
Julien apprécie le confort, le design, la robustesse de la Série A, ainsi que la consommation réduite en GNR, qui représente une économie de 25 à 30 % par rapport aux anciens tracteurs. « Ils tombaient souvent en panne, déplore-t-il. Tous les ans, nous dépensions près de 15 000 euros en frais de réparation mécanique sans compter les petites interventions ponctuelles. » Pénalisée et interrompue par ces imprévus, l’entreprise Satmar a choisi d’investir dans du matériel neuf, en crédit-bail incluant une garantie en cas de panne durant les cinq ans du contrat. « Nous avions besoin de sécurité et de fiabilité, ce que nous avons perdu avec le temps. En choisissant la marque Valtra, la qualité du service après-vente des établissements Motin Frères a été une priorité, souligne Julien. Notre investissement est récompensé : nous ne rencontrons plus de problème mécanique qui nous fasse manquer une marée. »
Réfléchir avant d’investir
Le premier tracteur livré a réalisé 330 heures de travail au cours de sa première année d’utilisation.. En routine, chaque tracteur devrait fonctionner entre 200 et 300 heures par an, principalement pour des allers-retours du site aux parcs. À l’issue du contrat, les tracteurs seront renouvelés, c’est une certitude. Reste à définir si la Satmar optera pour un tracteur de la Série G afin de bénéficier d’un surplus de puissance au chargeur associé, pour l’heure, à un modèle de la Série A, ou pour trois tracteurs de la Série A.